
Mardi matin premières lueurs du jour. Quelques copains sont sur le ponton et sur la jetée du port de Piriac, Yannick nous accompagne sur l’eau jusqu’à l’île dumet
Pas trop de stress, un peu d’émotion et presque la surprise d’être là, sur l’eau, à concrétiser ce projet un peu fou d’aller vivre en bateau autour du monde.
Il nous fallait partir ce mardi. Pour ne pas tomber dans les préparatifs à n’en plus finir, pour ne pas être à espérer une météo idyllique, pour ignorer toutes les bonnes raisons de repousser le Jour.
Il fait beau et chaud, le bateau glisse bien, on regarde la côte s’éloigner en savourant notre chance.
Nous savions que le calme de la mer et la douceur du vent ne dureraient pas plus que la moitié du temps qu’il faut pour rejoindre la Corogne. Nous savions que la fenêtre météo était trop courte mais peu importe, nous nous cachions la misère à venir. Et elle est venue.
Pas trop méchante, juste ce qu’il faut pour nous rappeler que nous n’avions pas navigué depuis un an et que l’euphorie du départ nous a fait oublier quelques règles de base.
Premiers vents soutenus, premiers hublots laissés entrouverts, premières vagues sur et sous le pont, premiers chafouinage d’estomac : Retour à l’humilité.
Les météorologues n’étant pas des menteurs il se confirmait que La Corogne devenait trop difficilement accessible par un flux de sud soutenu. Le port de Viviero juste à l’est de la Corogne est plus simple à atteindre.
Nous y sommes arrivés hier jeudi dans l’après-midi, plus heureux que fatigués (ce n’est pas peu dire), avec l’agréable sensation de commencer ici notre voyage.