Madère, 31 octobre-14 novembre

Nous avons laissé la grande lulu se reposer à Porto Santo, la rando, c’est pas son truc et avons pris le ferry pour Funchal avec nos chaussures de marche, battons, carte et l’envie de crapahuter dans tous les coins.

 

Souvent la marche débute dans le brouillard, l’air est frais, on force un peu le pas pour se réchauffer.

 

P1050838

C’est d’abord le soleil qui fait une tache blanche de plus en plus lumineuse, on commence à sentir sa chaleur, les nuages s’étirent en filament dévoilant tantôt une crête, tantôt le fond d’une vallée encaissée, une roche follement sculptée par le vent, une forêt de squelettes d’arbres portant les stigmates d’incendies anciens. Les beaux jours, c’est l’horizon sur la mer qui cerne la scène.

 

 

Chaque levée de rideau est un nouveau spectacle.

DSCF1792    P1050833

DSCF1804

L’incroyable diversité de la végétation ne cesse de nous épater, de quoi remplir une vie de botaniste.

On suit les veines de roche qui se heurtent, verticales, horizontales, on se dit qu’il y a quelques millions d’années, l’île n’était surement pas ce havre de douceur.DSCF1694

 

 

Bref, il faudrait randonner avec Jean- Marie Pelt dans la poche droite et Haroun Tazieff dans la gauche qui combleraient un peu nos lacunes. Nous sommes justes de petits contemplateurs qui recherchons les lieux où nous pouvons satisfaire nos mirettes et tous les jours, nous avons fait le plein de belles images.

 

Il n’y a pas que la nature qui force l’admiration mais aussi la persévérance des hommes qui ont construit des villages à priori dans des lieux inaccessibles, à flanc de falaise, façonné des terrasses  et surtout creusé des canaux d’irrigation, les « levadas » (+de 2000km). Pas d’historien dans la poche mais Wikipédia qui nous apprend que cette tâche était réservée aux esclaves et bagnards, étonnant non ? L’histoire ne dit pas combien ont chuté au fond des ravins. Chaque levada est attenante à un sentier qui permet son entretien même quand le canal est tunelisé, ces sentiers sont maintenant des chemins de rando parfois très vertigineux.

 

Tout ce que nous retenons aussi de Madère :

La générosité, celle de la nature et celle des madériens, le « petit verre »  de madère servi ras la gueule, l’assiette du plat du jour débordante de légumes et poisson. L’accueil dans la location qui vous offre le vin, la corbeille de fruit, les capsules de Nespresso. La disponibilité des personnes toujours prêtes à rendre le meilleur service

La douceur du climat même en novembre, mois le plus pluvieux.

DSCF1680

Le marché coloré de Funchal, une ville où l’on se sent tout de suite bien

Le bica du matin, café très serré. La première fois, on le trouve trop fort mais on apprend à le déguster lampée par lampée et à l’apprécier. Le garoto, c’est le même café avec une goutte de lait.

Comme au Portugal, la pasta de nata, une tartelette de pâte feuilletée avec une crème proche de notre crème pâtissière, on en trouve partout, nous aurions bien essayé de toutes les gouter pour trouver la meilleure mais notre séjour n’est pas assez long d’autant plus que nous avons découvert entre temps les mousses au fruit de la passion.

Les serins, proche des serins cini, pas farouches que l’on croise sur les chemins. A propos des oiseaux, la Grande Lulu en a hébergés sur son pont, quelques égarés dont une sorte de bergeronnette dont on se demandait bien ce qu’elle faisait au milieu du golfe de Gascogne. Elle a passé toute la nuit sous la capote avant de s’envoler à l’aube. On imagine que ces oiseaux perdus embarquent bêtement à bord de cargos et se réveillent trop tard.

Voilà, il est temps de retourner voir la Grande Lulu à Porto Santo et de la préparer pour la traversée.

4 commentaires sur “Madère, 31 octobre-14 novembre

  1. top !!
    une belle destination pour randonnée , ca va plaire à Patricia
    ici une très belle journée après un bon coup de vent ce we (50Nds)
    concert en fin de semaine à Nantes avec BOUTOVENT, que du bonheur ..
    bises à vous 2

    J'aime

  2. Vous nous faites rêver ! Les paysages sont vraiment époustouflants et vos photos superbes!
    Bonne continuation et continuez à nous faire rêver!
    Grosses bises
    Martine et François

    J'aime

  3. Coucou, je crois que j’ai laissé les de la camionnette dans la poche du manteau d’Annie. J’en ai besoin pour demain. Vous pouvez faire un crochet ou je passe? A tout à l’heure. Glenn

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s