Escale au cap Vert

Aurions-nous changé de nationalité ?

Bleu jaune rouge sont les nouvelles couleurs de notre pavillon. Nous sommes arrivés au Cap Vert ce matin après 5 jours de navigation depuis La Gomera aux Canaries. Le vent du nord-est a soufflé doucement et régulièrement bien chargé du sable saharien qui créait une bulle cotonneuse autour de La Grande Lulu. Le ciel était jaune, les voiles sont jaunes, le pont est jaune et notre drapeau itou.

800 milles où nous avons croisé notre première baleine, notre première tortue, les premiers poissons volants et la première dorade au bout de l’hameçon.

800 milles où nous avons franchi le tropique du cancer et entré pour longtemps dans les latitudes qui nous ont fait rêver les soirs d’hiver devant le poêle à bois.

Nous sommes heureux de retrouver la ville de Mindelo que nous avions quitté il y a 4 ans, avant que le monde ne change, avant l’arrivée du virus qui a bouleversé la planète.

Comment l’économie si fragile de ces îles a-t-elle résistée ? La pluie est-elle tombée alors que la sécheresse peut durer des années ? Térésa et Christian, amis cap verdiens que nous allons retrouver avec plaisir vont nous éclairer et nous espérons que les nouvelles seront aussi bonnes que la musique qui se joue dans les bars le soir.

Il y a quatre ans nous avions écrit un article au titre que vous pouvez retrouver en cliquant sur ce titre : Trois ans qu’il n’a pas plu au cap Vert